CR Sortie Pays Saumurois du 6 avril 2019

Compte rendu : sortie du samedi 6 avril 2019

Aucun retardataire au rendez-vous sur le parking du Super U d’Arnage à 8h30 ce samedi 6 avril 2019, … la «punition apéritive»  serait-elle dissuasive ?

Suite au briefing de notre Président Jean-Marc, le départ est donné par notre «Road-Captain» en mode binôme : Sylvie et Jean-Marie.

Sous une une météo incertaine, plus d’une vingtaine d’engins prennent la Direction du Lude. Juste le temps de faire chauffer les montures et 34 kilomètres plus tard c’est déjà la pause au « Café du Champ de foire du Lude » !

Jus d’orange, café et viennoiseries viendront réconforter les plus frileux, il est vrai que la température n’est pas très élevée mais pas question de s’offrir retard, un dernier petit pain aux raisins et c’est reparti pour 52 kilomètres : direction Saint-Hilaire Saint-Florent via la ville de Saumur !

La règle de sécurité est appliquée à la lettre avec les «stop and go des petits cailloux» et les décibels de notre «Serre-fil». La traversée du pont de la Loire nous offre une vue magnifique, nous sommes à Saumur à quelques minutes de notre seconde étape.
Parallèlement à la rive gauche de la Loire, nous arrivons  au rendez-vous de Saint-Hilaire Saint-Florent (Parking rue Léopold Palustre). Cette fichue météo menaçante nous invite à quitter nos motos pour nous rendre de l’autre côté de la rue, aux Caves Akerman où une visite guidée nous attend.

C’est depuis 1811 que les immenses galeries, creusées à l’origine pour extraire le tuffeau des bords de Loire, abritent les caves de production de vins de fines bulles. Aujourd’hui, elles ouvrent plus de 500 mètres de parcours dans cette ambiance mystérieuse empreinte de sérénité.

La première partie du parcours permet de découvrir l’histoire de Jean-Baptiste Ackerman dans le contexte de son époque, la création de son entreprise et les techniques de vinification.

Imperceptiblement, le parcours nous entraine dans une immersion artistique envoûtante.

Les immenses galeries deviennent ainsi le support d’artistes de renom : Julien Salaud, Bertrand Gadenne, Vincent Mauger et Séverine Hubard, tous lauréats de la Résidence Ackerman-Fontevraud-la Scène.

La visite se termine par une dégustation «sous bulles» d’un blanc et d’un rosé, sans oublier le jus de raisin pétillant.

Les estomacs se réveillent, les aiguilles tournent, il est l’heure de quitter «les Caves Akerman» pour se rendre à déjeuner à «La Cave aux Moines» Préban – 49350 Chênehutte

Aïe …, dès la sortie des caves, la pluie tombe : combinaison de pluie ? oui ? Non ?  Bref cela n’a pas l’air trop menaçant, il y a  seulement 7 km pour rejoindre cette troisième étape.

Dès notre arrivée au restaurant, un stimuli olfactif légèrement aillé nous invite à partager le savoir-faire du «chef cuisto» mais la visite des lieux s’impose avant tout !

Nous sommes  au coeur du Val de Loire et la pierre de tuffeau signe l’identité culturelle des lieux. Dans une galerie (pas très appropriée j’en conviens pour les plus grands du groupe) ou la température ne dépasse pas les 13°, notre guide explique pourquoi, par qui et comment se faisait l’extraction technique de cette pierre locale calcaire à grain fin, âgée de 90 millions d’années.

En suivi de parcours et sous une importante hygrométrie la guide poursuit et explique comment est née la culture du champignon en cave. Devant la champignonnière de la Cave aux Moines, nous sont livrées les techniques nouvelles liées à la culture du champignon de Paris, puis nous découvrons les pleurotes, les Shii-také … et plus surprenant encore : “les escargots en cave”.

Un local approprié abrite une centaines de gastéropodes hermaphrodites reproducteurs, les explications  nous révèlent qui est l’escargot, comment il se reproduit, comment il vit…

Champignons, escargots, cela commence à tourmenter nos papilles gustatives et sans se faire attendre, le groupe est invité à rejoindre la salle du restaurant au sein d’un espace atypique vouté, creusé dans le tuffeau.

La galipette farcie aux rillettes arrive à point ! Cuit dans le four à bois, c’est un gros champignon blond de Paris ouvert, farci avec des rillettes. Il est accompagné de la spécialité régionale “les fouées” : délicieuse pâte à pain travaillée et cuite dans des fours à bois traditionnels comme le faisaient nos ancêtres.

Beurre salé,  Rillettes du pays, Champignons, Mogettes, Fromage fondu : ce riche mélange «plein gaz» devrait nous tenir «plein pot»  jusqu’au retour !
Une dernière gourmandise et c’est le retour à nos «Harley» ! Une pluie  très légère dès le départ nous accompagne, un signe pour redoubler de prudence au cours des 32 km qu’il nous faudra parcourir pour atteindre la 4ème étape : Le village de Candes-Saint-Martin.

Classé parmi les plus beaux villages de France dont l’origine du nom signifie confluent, au point exact de la rencontre de la Loire et de la Vienne, le village de Candes-Saint-Martin est un ancien port, c’est le parfait décor pour une incroyable vue : depuis la rive nord de la Loire, le blanc de la pierre de tuffeau du village sépare le bleu du ciel et de la Loire.

Ajouter les bancs de sable et les gabares : la photo est parfaite !

À la tenue vestimentaire adéquate et un sourire prêt à esquiver les remarques taquines des plus «blagueurs» d’entre nous, notre charmante guide nous explique que l’homme qui a coupé son manteau en deux pour le partager avec un déshérité, n’est autre que Martin de Tours, ancien évêque de la capitale tourangelle, appelé aussi saint Martin.

Le morceau de cape qu’il conserva devint par la suite un objet de vénération, et est à l’origine du mot chapelle, le lieu où l’on venait voir la fameuse cape !

Le saint homme est décédé à Candes-Saint-Martin en 397 et la belle Collégiale Saint-Martin est érigée sur les lieux de son ancienne maison.

C’est également là qu’est née la légende de « l’été de la Saint-Martin », lorsque des fleurs se sont mises à éclore au mois de novembre le long de la Loire, accompagnant la dépouille de saint Martin transportée en bateau jusqu’à la basilique de Tours.

Mais la visite de cette Collégiale ne se gagne pas sans sacrifice !

À l’accès délicat, au dénivelé imposant, un sentier pédestre en 3 courtes étapes nous dirige vers le point le plus élevé pour y découvrir Candes et ses environs.

Oui ! … c’est là que la sélection sportive se fera ressentir, au fil des calories perdues on pourra même remarquer un «sensible allongement» de la file indienne, peut-être que le repas fut trop copieux pour certain(e)s d’entre nous ?  Nos organisateurs auraient-ils volontairement occulté une petite sieste ? …Bref , l’effort en valait la peine car c’est un panorama exceptionnel qui s’offre à nous à l’issue de la montée. (un 380° avec un angle de vue sur plus de 20 km).

 

La descente des ruelles du village nous encouragea à rejoindre facilement la Collégiale Saint-Martin.

Au sein de cet édifice construit aux XIIe- XIIIe siècle, la narration de notre guide nous entraine dans un passé où l’imagination de chacun(e) traduira en images les dires de cette passionnée d’histoire.

Dommage qu’il faille déjà penser au retour ! … et oui c’est l’heure de notre 5ème étape, Candes-Saint-Martin direction Arnage, une roulante de 95 km avec une météo qui par chance nous a épargné.

Une dernière étape et toujours ce plaisir de conduite en groupe ! … on ne s’en lassera jamais !

Gérard